LES PERFORMANCES

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Après des pics en octobre, le secteur des télécoms a chuté de 44,48 %, soit 7,88 % de mieux que le MSCI World (-52.36 % en date du 18/03/2009). Le secteur des télécommunications représente 5,92 % de la capitalisation boursière du MSCI World. Son ratio cours/bénéfice et son taux de rendement des capitaux propres sont très  proches de la moyenne de l’indice sur les 12 derniers mois. Les sociétés de télécommunications phare du MSCI World sont principalement les opérateurs établis dans le domaine des télécommunications fixes et mobiles, comme France Télécom, Telefonica, Verizon, Vodafone ou Deutsche Telekom, qui offrent un rendement de (dividende) nettement audessus de la moyenne du secteur.

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En comparant le classement des 10 premières sociétés de télécommunications actuelles et celui établi il y a 10 ans, on observe les changements principaux suivants : Worldcom et Nortel ont déposé le bilan, respectivement en juillet 2002 et en janvier 2009 ; China Mobile, issue de la scission de la société publique monopolistique China Telecom en 1997, est devenu le plus grand opérateur de téléphonie mobile en nombre d’abonnés, juste devant Vodafone, autre nouvel acteur né de l’avènement des communications sans fil ; parmi les fournisseurs d'équipements, Alcatel-Lucent et Nokia n’ont pas réussi à maintenir leur position, notamment parce qu’ils ont souffert de l’augmentation de la concurrence, de la réduction des prix et évidemment de la baisse de rentabilité.

LES TENDANCES

Ces dernières années, les fusions et acquisitions ont été nombreuses dans le secteur des télécommunications, en
particulier parmi les fournisseurs de réseaux fixes et mobiles, comme Nextel racheté par Sprint aux États-Unis, O2 racheté par Telefonica en Europe et le rachat de Paktel par China Mobile. Les grands opérateurs ont eu pour principal souci de maintenir leur flux de trésorerie et leur rentabilité en dépit de l’émergence de nouveaux  concurrents et d’un déclin annuel de 2 à 3 % des revenus générés par les réseaux fixes.

Au niveau régional et national, les tendances observées au sein des secteurs des télécommunications sont souvent assez hétérogènes. Ce manque de cohérence s’explique largement par la présence de différents systèmes réglementaires, par des particularités nationales au niveau des préférences et goûts des consommateurs et par les écarts de niveau de développement du secteur d’un pays à l’autre. Toutefois, il est possible de distinguer au niveau mondial des tendances clés communes au niveau des technologies de communication, telles que haut-débit mobile (données), le très haut débit (fibre optique jusqu’à l’abonné), le haut débit mobile et le chevauchement médias/télécoms (comme dans le cas du rachat de droits de retransmission de matchs de football par France Télécom).

Europe :

La tendance la plus marquante en Europe consiste à inciter à davantage de concurrence et à faire baisser les prix
pour les clients utilisant les services de télécommunications par le biais d’une réglementation plus stricte et de
l’ouverture des marchés. En France, le problème actuel réside au niveau de l’attribution d’une 4e licence 3G qui aura bien évidemment un impact négatif sur les revenus des opérateurs actuels France Télécom, SFR et  Bouygues. En Allemagne, la tendance la plus probable est le passage d’une télévision par câble traditionnelle à un système « triple play ». Toutefois, la progression sera plus lente en raison de la conjoncture actuelle.

Marchés émergents :

L’hétérogénéité constitue l’une des principales caractéristiques du secteur des télécommunications dans la région
Asie-Pacifique. Alors que certains pays, du type Corée du Sud, Taïwan et Singapour, possèdent des marchés bien
développés qui commencent à saturer, d’autres marchés, comme ceux de la Chine et du Pakistan, ont connu des
taux de croissance significatifs au cours de ces dernières années. La technologie de réseau et la couverture
traditionnelles en Chine, en Inde et au Pakistan sont très en retard par rapport à celles que l’on retrouve en Europe et aux États-Unis, mais la nouvelle technologie sans fil comble peu à peu ce fossé en permettant de connecter les populations à moindres frais. China Unicom vient de signer un contrat visant à équiper certaines provinces chinoises de réseaux 3G à haut-débit. Pour ce faire, elle s’est associée à la société française Alcatel Lucent et à la société suédoise Ericsson, tandis que China mobile, elle a signé des accords cadres avec Nokia en matière d’équipements et de services.

États-Unis :

Tandis que les principaux centres économiques disposent de réseaux de communications bien développés, les États-Unis dans leur ensemble présentent des taux d’adoption de très haut débit fixe et de 3G inférieurs à ceux que l’on retrouve en Europe. Actuellement, le cadre de réglementation est moins restrictif qu’en Europe. Cependant, il est fort probable que la nouvelle administration Obama ne tardera pas à imposer des restrictions plus sévères afin de stimuler la concurrence.

LE SECTEUR DANS LES INDICES

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PERSPECTIVES

Forces

L’émergence continue de nouvelles technologies et le développement des marchés émergents devraient contribuer à fournir de nouvelles sources de revenus aux fournisseurs de télécommunications afin de compenser le manque
à gagner des services téléphoniques ordinaires conventionnels.

Faiblesses

Le principal point faible réside dans le fait que les télécommunications sont un secteur déflationniste soumis à des chocs technologiques structurels. Si le revenu moyen par utilisateur des communications fixes chute, les marchés
deviennent de plus en plus concurrentiels et les organismes de régulation s’efforcent de veiller à ce
que les prix soient équitables.

Opportunités

Des opportunités se présentent aux nouveaux acteurs du marché, tel qu’Iliad en France, qui cherchent à prendre rapidement des parts de marché aux opérateurs traditionnels en ayant recours à une stratégie agressive sur les prix. Des fabricants d’équipements, comme Alcatel-Lucent, Nokia et Ericsson qui ont récemment conclu des contrats afin de fournir à la Chine des réseaux 2G et 3G dans plusieurs provinces, pourraient voir leurs revenus augmenter si une forte adhésion créait un regain de la demande et donnait naissance à de nouveaux projets. De nouvelles technologies, telles que les services sécurisés de paiement par téléphone portable, et les nouveaux
contenus et applications mobiles, contribueront à générer de nouveaux revenus dans ce secteur.

Menaces

Les menaces les plus plausibles pour ce secteur devraient provenir des réglementations et des gouvernements mettant en oeuvre un plafonnement des prix, encourageant la concurrence et normalisant les tarifs de réseau (itinérance internationale, connexion 3G).

 

FIL Limited ("FIL") et ses filiales fournissent aux principaux marchés du monde des produits et des services d'investissement destinés aux particuliers et aux
investisseurs institutionnels hors Etats-Unis. L'organisation FIL gère un total de 110,5 milliards d'euros d'actifs. (Source : Fidelity au 31.12.08). Les performances
passées ne préjugent pas des rendements futurs. Les actions ne sont pas garanties et peuvent donc perdre de la valeur, notamment en raison des fluctuations des
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